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Début 2022, le nombre de démissions a atteint un niveau historiquement haut, avec près de 520 000 démissions par trimestre, dont 470 000 démissions de CDI. Les médias et journaux se sont empressés de rédiger des articles sur ces chiffres évidemment impressionnant, sans rentrer dans les détails qui pourraient permettre aux lecteurs de connaitre les vrais raisons de ces démissions.

Depuis plus de 11 ans, JOB4 accompagne les start-ups dans leur recrutement de profils tech, sales et marketing. Dans cet article, nous allons tenter de comprendre les raisons qui poussent les français a quitter leur emploi. Et nous verrons que les problématiques de recrutement y sont pour quelque chose…

 

La grande démission, un sentiment de déjà vu. Le taux de démission est élevé mais pas inédit…

 

Afin de tenir compte des fluctuations de l’emploi, le nombre de démissions peut être rapporté à celui des salariés. Le taux de démission ainsi obtenu atteint 2,7 % en France au 1er trimestre 2022 (graphique 2). Il est au plus haut depuis la crise financière de 2008-2009, mais reste en deçà des niveaux qu’il avait atteint juste avant, début 2008 (2,9 %). Sur les seules entreprises de 50 salariés ou plus, le taux de démission est actuellement parmi les plus élevés depuis 1993 : avec 2,1 %, il est toutefois inférieur à celui observé au début des années 2000 (2,3 % au 1er trimestre 2001).

 

Une tendance qui dépasse les frontières européennes… 🌍

Aux États-Unis, le taux de démission est conséquent et a atteint les 3% au mois de décembre 2021. Cette situation, bien qu’alarmante, s’était déjà produite il y a 21 ans. Tandis que dans l’industrie manufacturière, le taux de démission est actuellement similaire à celui observé en 1950, ainsi qu’entre les années 1960 et 1970.

Mais que disent réellement ces chiffres ? Sont-ils pertinents ?

On peut aisément dire que l’industrie manufacturière est en déclin suite aux difficultés de recrutement et au manque de profils dans ce secteur. La hausse du nombre de démission s’explique également par le besoin pour les salariés de découvrir de nouvelles choses et des secteurs un peu plus valorisés et mieux rémunérer. Influenceur instagram ? Peut être pas…

 

Peut-on vraiment se fier au taux de démission pour tirer des conclusions sur le marché de l’emploi ?

 

Selon Dares, “Le taux de démission est un indicateur cyclique. Il est bas durant les crises et il augmente en période de reprise, d’autant plus fortement que l’embellie conjoncturelle est rapide. Durant les phases d’expansion économique, de nouvelles opportunités d’emploi apparaissent, incitant à démissionner plus souvent.” Ce qui revient à dire que durant les crises, de nouvelles opportunités émergent et intéressent les salariés déjà en poste.

Cette nouvelle qui semblait alarmante aux premiers abords, n’est peut-être pas si grave, au contraire, elle offre aux salariés de nouvelles possibilités d’emplois et de nouvelles perspectives d’évolution pour leur carrière.

 

La quête de sens ou le besoin de changer d’air… 🧐

 

Face à cette mutation profonde, l’une des erreurs à éviter est de considérer que seule la rémunération est suffisante pour éviter la démission. Cette manière de penser est caractéristique des entreprises utilisant un système managérial quelque peu dépassé. Dorénavant, une entreprise moderne se doit d’accompagner ses collaborateurs à trouver du sens, au-delà des tâches qu’ils effectuent quotidiennement.

L’attelage célèbre « l’herbe est toujours plus verte ailleurs  », prend tout son sens en cette période de forte démission. La conjoncture économique actuelle, bien qu’entachée par les conflits entre la Russie et l’Ukraine, permet aux salariés en poste de retrouver un emploi rapidement et de quitter une fonction qui ne leur correspond plus en faisant jouer la concurrence.

Il est toujours plus simple de quitter son emploi quand les offres sont supérieures aux demandes et que le salarié est en position de force sur le marché du travail.

Les salaires et les avantages ne suffisent plus aux salariés…

Dans une société ou la quête de sens devient un véritable sujet, le monde du travail est fortement impacté par un changement de vision et de motivation de la part des salariés. Carl Gustav Jung, fondateur de la psychologie analytique, disait « L’homme ne peut supporter une vie dénuée de sens ». Les jeunes générations sont en quête de réponses aux questions qu’elles se posent et s’interrogent sur le sens de ce qu’ils font ou seront amener à faire.

Le marché du travail ne déroge pas à ces questionnements, un jeune qui travaille mais qui n’est pas aligné avec la vision de son entreprise et son positionnement préférera démissionner que de continuer à avancer sans broncher. Cela s’explique par l’engagement croissant des citoyens et les différentes prises de conscience sur des thématiques liées au climat, aux inégalités etc…

Dorénavant, le salarié est engagé, à la fois pour sa propre image en développant ce qu’on appelle son “personal branding” mais il oeuvre également pour développer l’image de son entreprise. Il est conscient qu’en travaillant pour une entreprise, son image est associé à la sienne et fais donc attention à la ligne directrice prise par sa boîte.

La démission ne doit plus être considéré comme quelque chose de négatif ou la conséquence d’un ras le bol de la part du salarié, mais plus généralement comme une perte de sens ou d’intérêt de sa part envers la vision de l’entreprise.

 

Les problèmes de recrutement 💡

 

Selon une étude, 40% des démissionnaires le font dans les 6 premiers suivant leur intégration dans l’entreprise. Une donnée importante qui permet d’imaginer plusieurs conclusions.

 

Source : https://dares.travail-emploi.gouv.fr/publication/la-france-vit-elle-une-grande-demission

La première est liée au processus de recrutement. Ce n’est une surprise pour personne et c’est d’autant plus vrai dans le domaine des start-ups, il faut recruter vite et bien pour croître encore plus rapidement. Cette pression force les équipes à accélérer leur processus de recrutement et encourage la prise de décisions rapides. La marge d’erreur est donc plus élevée que lors d’un processus classique ou le candidat passe par plusieurs étapes distinctes permettant de mesurer ses motivations, ses soft skills et ses compétences pour le poste.

Le process de recrutement doit être créé en collaboration avec les valeurs de l’entreprise afin que le candidat sache dans quoi il s’embarque et où il met les pieds.

La bonne nouvelle c’est que JOB4 peut vous accompagner dans votre stratégie de recrutement. Grâce à sa plateforme JOB4.io, vous pouvez suivre en temps réel l’avancée de vos process de recrutement et retrouver les candidats qui matchent avec vos offres. On s’appelle ?

Pour lire notre article sur comment booster sa candidature 👉🏼 https://job4.fr/3-etapes-pour-booster-ta-candidature-et-reussir-tes-entretiens-en-startup-%f0%9f%92%a5